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  <title>Complément d'humeur</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Vivre me prend tout mon temps</tagline>
  
  <modified>2009-05-13T08:10:26+02:00</modified>
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  <title>Réveil tonitruant</title>
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  <issued>2009-05-13T08:10:26+02:00</issued>
  <modified>2009-05-13T08:10:26+02:00</modified>
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  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Hier soir, suite à une nuit blanche, je me suis couchée tôt - à vingt heures, je dormais. Mais quelques heures plus tard, je fus réveillée par des coups sourds et tonnants... j'essayai d'abord de les intégrer à mon rêve en espérant qu'ils stoppent, mais ils étaient vraiment sonores, et irréguliers...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Hier soir, suite à une nuit blanche, je me suis couchée tôt - à vingt heures, je dormais. Mais quelques heures plus tard, je fus réveillée par des coups sourds et tonnants... j'essayai d'abord de les intégrer à mon rêve en espérant qu'ils stoppent, mais ils étaient vraiment sonores, et irréguliers quoique fréquents. Je me résignai donc à ouvrir les yeux pour identifier ce qui perturbait ainsi mon sommeil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore brumeuse, je guettai le prochain coup pour savoir s'il venait des voisins. *Braoum !*&amp;nbsp;: non, pas les voisins. Cela semblait venir de l'extérieur - ça ressemblait vraiment au tonnerre, mais je voyais bien par la fenêtre que la nuit n'était pas pluvieuse. Les bruits sourds commençaient à me sembler bien mystérieux, lorsque *Braoum !*&amp;nbsp;: cette fois, j'avais vu l'éclair avant d'entendre son boucan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah, un orage sec. J'hésitai à aller fermer la fenêtre - mais maintenant que le bruit était identifié, il ne m'inquiétait plus, et j'adore l'orage. J'aime l'air électrique, il me rend fourmillante de puissance. Je fus tentée de remonter les couvertures pour somnoler de nouveau, mais je savais que les orages secs ne tardent jamais à être mouillés, et toutes les fenêtres de la maison étaient ouvertes en cette chaude nuit de presque-été.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors je sortis du lit, nue, et fis le tour des pièces pour tout fermer, sans allumer la lumière. Et je revins dans ma chambre, tremblante, pour me glisser entre les draps qui avaient gardé ma chaleur. Cette seule fenêtre, je la laissai ouverte&amp;nbsp;: les éléments m'avaient réveillée, m'offrant un moment particulier - alors je leur rendis hommage. J'accueillis chaque éclair qui illuminait la pièce, et me laissai bousculer par chaque coup de tonnerre. Et, lorsqu'elle se décida, la pluie fut violente et libératrice. J'entendais les grosses gouttes frapper le toit, la gouttière, la rue, et fouetter mon âme pour la réveiller.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me laissai couler de nouveau vers le sommeil, bercée par les éléments en colère. Je pouvais finir ma nuit... c'est de l'apathie qu'ils sont venus m'extirper.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;publié également &lt;a href=&quot;http://fr.wikipen.org/wiki/Vacarme_grondant&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sur wikipen&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
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  <title>Cordillère du bonheur</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/03/07/cordillere-du-bonheur" />
  <issued>2009-03-07T06:20:04+01:00</issued>
  <modified>2009-03-07T06:20:04+01:00</modified>
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  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Ces temps-ci, il y a des hauts, et encore des hauts. J'ai parfois un peu le vertige, mais j'exulte la plupart du temps de toute cette joie en moi et autour de moi.


Il y a eu ces deux mois à Paris, où l'amour m'est tombé dessus. Moi, je ne suis pas tombée amoureuse : je me suis plutôt envolée....</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Ces temps-ci, il y a des hauts, et encore des hauts. J'ai parfois un peu le vertige, mais j'exulte la plupart du temps de toute cette joie en moi et autour de moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a eu ces deux mois à Paris, où l'amour m'est tombé dessus. Moi, je ne suis pas tombée amoureuse&amp;nbsp;: je me suis plutôt envolée. Ça faisait longtemps, que je n'avais plus marché sans toucher le sol. Je suis encore surprise de me sentir palpiter de nouveau pour un presque-inconnu. Il me dit n'avoir jamais aimé comme ça, et je suis toute émue, impressionnée, de recevoir cet amour tout frais, tumultueux et limpide comme un torrent au dégel. Aimer comme une évidence, accueillir la mise en danger avec toute confiance dans mes capacités à encaisser. Me sentir immergée, et désaltérée, et vivifiée par cet amour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le retrouver pour fêter nos anniversaires en ermites, compenser le manque de quelques semaines en faisant du sexe intensivement pendant ces quatre jours au point d'oublier nos autres projets, et discuter presque sérieusement pendant qu'on reprend notre souffle&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;- Je t'aime.&lt;br /&gt;
- J'en ai, de la chance !&lt;br /&gt;
- Mmmmmm. (traduction&amp;nbsp;: &quot;moi aussi&quot;, en langue de Solveig-épuisée-par-les-orgasmes)&lt;br /&gt;
- Faudra que tu me dises comment éviter que ça s'arrête, hein.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Et puis retrouver mon désir, ma curiosité pour des gens, que je connais un peu, que je croise dans la rue, ou dont je lis les mots. Me sentir forte et désirante de nouveau, intensément désirante comme lors de ma folle jeunesse et plus posée pourtant, moins prompte à mettre les gens dans mon lit - je ne tiens pas à m'éparpiller et me disloquer de nouveau, et je tiens à garder présentes en moi les leçons durement apprises. Jouir de retrouver ce désir et d'être capable de le canaliser d'une façon qui me satisfasse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet amant m'envoie un mail pour me dire qu'il rêve toujours de moi, alors que nous n'avons pas été dans le même pays depuis bientôt quatre ans. Cet autre dont je vais aller voir la soutenance (depuis le temps que je le taquine en lui demandant comment sa thèse avance !), avec qui nous évoquons notre désir réciproque intense tout en nous disant que cela ne mérite pas de remettre en cause la relation satisfaisante dans laquelle il est maintenant. Cet autre, perdu de vue depuis plus de deux ans et que j'ai recontacté parce qu'il exprimait une solitude sur son blog, chez qui j'ai logé pendant des semaines reconduites, savourant sa douceur et sa tendresse, et qui souriait d'apprendre que j'accueillais un autre amoureux chez lui pendant les week-ends où il était absent. Cet ami-amoureux-camarade qui réagit à mon câlin en m'embrassant fougueusement sur la bouche alors que nous avions renoncé à faire du sexe ensemble il y a des mois, que j'interromps pour lui signaler qu'il éveille mon désir et qui, pas surpris, recommence, jusqu'à ce que nous atterrissions dans son lit. Ce garçon qui me prend dans ses bras pour me souhaiter bonne nuit et me rend tremblante de désir, qui me propose de dormir ensemble en toute amitié et est surpris d'apprendre qu'il m'attire - avec qui nous rions au petit déjeuner, &quot; - Hier soir j'ai eu quelques minutes où je me demandais pourquoi on était pas en train de faire follement du sexe, mais en fait après j'ai bien dormi. - Pareil. &quot; Et cet ex-amoureux devenu presque étranger, qui surgit dans un songe bouleversant, à qui j'en envoie le récit et qui me propose qu'on se revoie - peut-être aurons-nous de nouveau des choses à discuter ensemble, comme je l'ai rêvé&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ces derniers jours, recevoir les confidences tremblantes d'un amoureux qui tombe amoureux d'une autre. Ou plutôt, qui se sent chanceler, et je pousse de côté son sérieux et sa timidité, pour lui permettre de chuter. Il a été le mât qui tenait ma voile lorsque j'en ai eu besoin, j'aime être la pierre qui le fait trébucher.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;lt;Leto&amp;gt; J'ai pas que ça à foutre, de tomber grave amoureux&lt;br /&gt;
[une heure de discussion où je lui explique que ses raisons pour ne pas tomber amoureux sont relatives...]&lt;br /&gt;
&amp;lt;Solveig&amp;gt; forcément, dans ta configuration actuelle, elle n'a pas de place&lt;br /&gt;
&amp;lt;Solveig&amp;gt; tomber amoureux, c'est se reconfigurer&lt;br /&gt;
&amp;lt;Leto&amp;gt; bordel, des fois tu dis des trucs tout simples et je me sens très bête&lt;br /&gt;
&amp;lt;Leto&amp;gt; merci&lt;br /&gt;
(la métaphore de geek, y'a que ça de vrai ^^)&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Je ressens un petit pincement au coeur lorsqu'il me dit que ça ne lui est pas arrivé depuis presque dix ans (&quot; - Heu, t'es pas tombé amoureux de moi&amp;nbsp;? - Pas comme ça. &quot;), mais je l'aime aussi pour sa franchise, et son amour pour moi est incontestable, alors la douleur s'enfuit vite et je peux de nouveau me réjouir pour lui, avec lui. Et rire de joie de le voir désemparé, chamboulé, tremblant comme il l'est rarement.&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Je suis heureuse, intensément. Je vais vous confier un secret, un sésame qui ne marchait plus depuis des années mais a soudain retrouvé tous ses pouvoirs magiques&amp;nbsp;: la vie est belle.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Mon amante exigente</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/02/08/mon-amante-exigente" />
  <issued>2009-02-08T03:49:11+01:00</issued>
  <modified>2009-02-08T03:49:11+01:00</modified>
  <id>http://solveig.org/blog/?2009/02/08/mon-amante-exigente</id>
  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Vous savez ce que je pense de la jalousie ; eh bien, j'ai malgré tout une amante très jalouse, et il est bien compliqué d'entretenir d'autres relations : elle s'incruste dans tous les moments d'intimité que je veux partager avec d'autres ; elle monopolise l'attention, me retourne la...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Vous savez ce que je pense de la jalousie&amp;nbsp;; eh bien, j'ai malgré tout une amante très jalouse, et il est bien compliqué d'entretenir d'autres relations&amp;nbsp;: elle s'incruste dans tous les moments d'intimité que je veux partager avec d'autres&amp;nbsp;; elle monopolise l'attention, me retourne la tête avec ses questions et problèmes insolubles - impossible, alors, d'accorder assez d'attention à ceux que j'aime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle ne peut passer très longtemps sans avoir de mes nouvelles, ou sans me donner des siennes. Si je sors sans elle, elle passe faire un tour, juste le temps de casser l'ambiance. Si je me lance dans une activité physique, elle me harcele tout au long d'interminables nuits blanches, et me laisse vidée et tremblante, incapable du moindre effort. Si je veux écrire un texte, ou lire de la théorie, elle vient me déconcentrer par toutes les petites agaceries possibles - elle me connait si bien&amp;nbsp;! - jusqu'à me faire poser ma plume ou mon livre. Même pour le quotidien, elle se met dans mes jambes lorsque je tente un élan de ménage, m'attrappe par le cou si je veux mettre mon manteau pour aller faire les courses - et me fait des scènes interminables ensuite, où elle me reproche mon laisser-aller.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais surtout, elle ne supporte pas que je rie. Lorsque son attention est détournée assez longtemps pour que je m'amuse, elle revient à pas feutrés, et me frappe violemment, de toutes ses forces, coupant mon souffle - pour que j'aie envie de pleurer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La dépression est une dure maîtresse. Et malheureusement pour moi, je ne sais comment rompre avec elle. En ce moment, nous sommes séparées - mais je sais qu'elle reviendra à moi, ou que je lui retournerai. Je sais que les retrouvailles seront intenses, et que ce sera pourtant comme si nous ne nous étions jamais quittées. Elle me prendra dans ses bras, et j'essayerai de l'étrangler - une fois encore - mais je ne suis pas plus forte qu'elle, et je m'épuiserai dans ce vain combat. Alors je ferai des compromis, qui deviendront compromissions, jusqu'à me perdre, ne plus me reconnaître&amp;nbsp;; je lui ferai des reproches, qu'elle me retournera. Nous alternerons périodes de drames et morne cohabitation, avec des pics de franche hostilité. Mais je la laisserai me rejoindre dans le lit le soir, et elle viendra même m'arracher hors des bras de mes amantEs lorsque l'envie lui prendra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je profite de cette période de séparation, autant que je peux. Je savoure chaque bouffée d'air sans son parfum, chaque gorgée de thé où elle n'a pas eu l'occasion de verser son poison, chaque étreinte où elle ne s'immisce pas. Même les moments anodins - surtout les moments anodins&amp;nbsp;! - qu'ils sont bons, lorsqu'elle n'est pas agrippée à mon dos&amp;nbsp;! Je peux laisser couler les petites contrariétés, et me réjouir qu'elle ne puisse pas me les ressasser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais étonnamment, ce n'est pas en me battant contre elle que je m'en suis débarrassée. J'ai lutté pied à pied, dans cette guerre de tranchées où elle gagnait du terrain alors que je tentais de me préserver. J'ai résisté autant que je pouvais, mais je ne pouvais jamais lui reprendre ce qu'elle avait gagné. Et c'est lorsque je lui ai offert le reste, lorsqu'elle m'a tout pris, qu'elle m'a rendu ma liberté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je tentais de garder les choses importantes pour moi&amp;nbsp;: les qualités que j'essaye d'avoir, un mode de vie qui me convienne, des relations où l'on s'apporte beaucoup. Elle a miné tout cela, en a retiré le sens, et ma vie n'était plus qu'une coquille vide, une caricature sans substance. Il a fallu que je lui concède que certes, rien n'a de sens, et ça pas plus que le reste&amp;nbsp;; que j'enlève les derniers lambeaux de mon orgueil, de mes principes, de mes ambitions folles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et alors, elle s'est évanouie, et j'étais seule dans ce champs de bataille. Tout gisait à terre, dans la boue et le sang. Il m'a fallu du temps pour ramasser et nettoyer, mais ces choses que je retrouvais, elles étaient neuves. Ce n'étaient pas les objets auxquels j'étais habituée&amp;nbsp;; ou plutôt c'était eux, moins l'habitude. Mes amours, mes idées, mes joies, mes rêves - riches d'années de vie, mais fabuleux comme au premier jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La déprime fait de moi une petite chose geignarde et odieuse, mesquine, feignante, rancunière, pleurnichante et stupide, et je me déteste dans ces moments-là. Si je pouvais me séparer de ma déprime récurrente, je le ferais sans aucun doute. Je le ferais car je n'aime pas souffrir, je n'aime pas me sentir faible, je n'aime pas avoir honte, et aussi parce que j'ai toujours peur qu'elle finisse par me casser, avec ses méthodes barbares. Mais je ne peux pas la faire partir définitivement, et c'est sans doute mieux ainsi&amp;nbsp;: la déprime, c'est ce qui me fait grandir. C'est ce qui me remet en cause, ce qui m'oblige à être humble et bienveillante. C'est grâce à elle que j'ai autant d'amour à donner, et c'est elle aussi qui me donne l'énergie de lutter&amp;nbsp;: puisque je lui survis, à &lt;em&gt;elle&lt;/em&gt;, je vois mal ce qui pourrait me faire peur.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Une main sur le coeur</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/22/une-main-sur-le-coeur" />
  <issued>2009-01-22T18:21:49+01:00</issued>
  <modified>2009-01-22T18:21:49+01:00</modified>
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  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Il est fasciné par mes seins. Il n'est pas le premier, et sans doute pas le dernier, mais... j'ai l'impression inédite d'avoir mis des aimants dans mon soutien-gorge, sauf que je n'en porte pas (ni aimants, ni soutien-gorge). Et p't'être c'est ça qui l'intrigue autant, pis aussi faut dire, ces...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Il est fasciné par mes seins. Il n'est pas le premier, et sans doute pas le dernier, mais... j'ai l'impression inédite d'avoir mis des aimants dans mon soutien-gorge, sauf que je n'en porte pas (ni aimants, ni soutien-gorge). Et p't'être c'est ça qui l'intrigue autant, pis aussi faut dire, ces derniers temps il faisait uniquement du sexe avec des garçons, qui n'avaient pas de seins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mes seins le fascinent, et moi je savoure sa fascination, qui lui fait ramener ses mains sur mon torse pour une seconde ou une heure, en palper la forme générale à travers mon pull ou glisser les deux mains sous mon T-shirt pour venir titiller mes tétons. Lorsque sa main s'arrondit pour accueillir un sein avant de dormir&amp;nbsp;; lorsqu'il me savonne méticuleusement sous la douche&amp;nbsp;; lorsque j'ai froid, qu'il vient apaiser mes frissons en me serrant dans ses bras, et qu'il finit par me réchauffer en me donnant d'autres frissons&amp;nbsp;; lorsqu'il m'effleure en passant, signalant son attirance, stimulant mon désir, sans que ça soit forcément on-fait-du-sexe-et-on-jouit. Juste porter ce désir au long des heures et des jours, le satisfaire parfois bien sûr, mais jamais l'épuiser puisqu'il jaillit inépuisablement. Comme un tison brûlant dans le bas-ventre, un roman érotique qu'un invisible souffleur me lirait dans la tête. J'ai constamment envie de lui, et c'est bon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime la façon dont il caresse mes seins - il ne caresse pas que ça hein, mais j'aime particulièrement ses caresses là. Il sait frôler, mais aussi palper fermement et délicatement - jamais de ces pétrissages douloureux que certains prennent pour de l'intensité, qui n'est que brutalité. Des fois, la maladresse est stimulante aussi - mais là, je m'émerveille de l'exactitude de ses gestes, je me réjouis de la complicité qu'il noue avec mon corps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant de se retrouver nuEs dans un lit pour la première fois, nous avons passé une longue soirée à discuter devant un feu de cheminée incertain, blottis l'un contre l'autre pour la chaleur et la tendresse, emplis de désir bien sûr mais pas presséEs de le réaliser. Lorsque je parlais, sa main tendre s'aventurait parfois en caresses plus précises sur la pointe de mes seins, et me laissait haletante de désir, coupée au milieu d'une phrase&amp;nbsp;; il m'écoutait pourtant, et s'excusait de m'avoir interrompue, et je l'embrassais pour le disputer de s'excuser. Il répétait mes derniers mots pour me rendre le fil de ma pensée, je lui posais un dernier bisou léger, continuité du dialogue de nos corps, avant de reprendre la phrase.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partageons un désir intense, qui n'est pourtant pas tant du désir sexuel que de la tendresse. Vous aviez raison les filles, &quot;c'est un gentil&quot;. Pis un tout tendre, aussi.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Vent</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/18/vent" />
  <issued>2009-01-18T02:58:16+01:00</issued>
  <modified>2009-01-18T02:58:16+01:00</modified>
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  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Je suis nue, il ne porte plus que son caleçon. Il embrasse mes tétons, mon cou... Je le regarde et devine sa fossette.


- " T'as ton sourire coquin, tu t'apprêtes à dire quoi ?


- Mmmm. Va éteindre ton ordi, il souffle."


Crise de fou rire. Merci Gorgone....</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Je suis nue, il ne porte plus que son caleçon. Il embrasse mes tétons, mon cou... Je le regarde et devine sa fossette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &quot; T'as ton sourire coquin, tu t'apprêtes à dire quoi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Mmmm. Va éteindre ton ordi, il souffle.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Crise de fou rire. Merci Gorgone.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
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  <title>Touriste comblée</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/12/touriste-comblee" />
  <issued>2009-01-12T21:55:24+01:00</issued>
  <modified>2009-01-12T21:55:24+01:00</modified>
  <id>http://solveig.org/blog/?2009/01/12/touriste-comblee</id>
  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lors du voyage de retour en métro, les gens regardaient bizarrement mon pantalon mouillé, mes bottes boueuses, et mon sac qui avait pris la peinture - et moi, je me sentais comme au retour d'une nuit torride avec unE amantE : un peu épuisée, comblée, encore tremblante et émue - et pas mal...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Lors du voyage de retour en métro, les gens regardaient bizarrement mon pantalon mouillé, mes bottes boueuses, et mon sac qui avait pris la peinture - et moi, je me sentais comme au retour d'une nuit torride avec unE amantE&amp;nbsp;: un peu épuisée, comblée, encore tremblante et émue - et pas mal désorientée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis &lt;em&gt;encore&lt;/em&gt; tombée amoureuse. Mais ça faisait bien longtemps que je n'étais pas tombée amoureuse de cette façon&amp;nbsp;: je ne me découvre pas de nouvelle passion si souvent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je grogne même avec une certaine tendresse contre les courbatures léguées par le passage Banga. Et puisque les étirements sont inefficaces, je pense qu'il va me falloir réutiliser ces muscles pour qu'ils cessent de se rendre pénibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je veux redescendre.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Nuage à la Terre</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/06/nuage-a-la-terre" />
  <issued>2009-01-06T02:12:53+01:00</issued>
  <modified>2009-01-06T02:12:53+01:00</modified>
  <id>http://solveig.org/blog/?2009/01/06/nuage-a-la-terre</id>
  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Bonjour les gens,


J'espère que vous allez bien. Pour ma part, j'ai retrouvé le goût du sourire, du rire, de l'aventure, et de l'amour. Et j'ai même un projet de roman, alors que j'en avais toujours repoussé l'idée : la vie repart.


Je suis heureuse d'être sortie de ma dépression. Heureuse de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Bonjour les gens,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'espère que vous allez bien. Pour ma part, j'ai retrouvé le goût du sourire, du rire, de l'aventure, et de l'amour. Et j'ai même un projet de roman, alors que j'en avais toujours repoussé l'idée&amp;nbsp;: la vie repart.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis heureuse d'être sortie de ma dépression. Heureuse de ne pas avoir pris d'antidépresseurs, heureuse de ne pas avoir sauté de ce pont. Heureuse que tout soit encore là, brillant et surprenant, lorsque je sors enfin de la caverne. Heureuse de retrouver touTEs ces amiEs et amants perdus de vue, et d'en rencontrer de nouveaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai envie de faire plein de choses, et je peux même hausser les épaules et faire des choses sans envie. Je me sens revivre. Et ça tombe bien, parce que les gens ont l'air d'aller mal en ce début d'année, et je peux enfin apporter un peu de cette attention que j'ai reçue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc voilà&amp;nbsp;: si vous lisiez encore ce blog pour avoir de mes nouvelles, je vais bien et je répondrai de nouveau aux mails. Si vous vouliez des jolis textes, heu... je promets rien, mais on dirait que mes doigts me démangent à nouveau.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Pourquoi</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/05/pourquoi" />
  <issued>2009-01-05T23:44:55+01:00</issued>
  <modified>2009-01-05T23:44:55+01:00</modified>
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  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>&lt;olive&gt; pourquoi je suis pas dans tes bras, là ?
&lt;Solveig&gt; heu
&lt;Solveig&gt; parce qu'on a pas de maison sur Paris :(
&lt;olive&gt; :(
&lt;olive&gt; pourquoi j'ai un colocataire, moi ?
&lt;Solveig&gt; ...
&lt;Solveig&gt; parce que les loyers sont chers sur Paris
&lt;Solveig&gt; Si tu...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;pre&gt;&amp;lt;olive&amp;gt; pourquoi je suis pas dans tes bras, là ?
&amp;lt;Solveig&amp;gt; heu
&amp;lt;Solveig&amp;gt; parce qu'on a pas de maison sur Paris :(
&amp;lt;olive&amp;gt; :(
&amp;lt;olive&amp;gt; pourquoi j'ai un colocataire, moi ?
&amp;lt;Solveig&amp;gt; ...
&amp;lt;Solveig&amp;gt; parce que les loyers sont chers sur Paris
&amp;lt;Solveig&amp;gt; Si tu n'es pas dans mes bras, c'est la faute au capitalisme.
&amp;lt;olive&amp;gt; huhu, oui
&amp;lt;olive&amp;gt; j'ai une envie folle de te quoter&lt;/pre&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Insectes insolites</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2009/01/03/insectes-insolites" />
  <issued>2009-01-03T07:16:14+01:00</issued>
  <modified>2009-01-03T07:16:14+01:00</modified>
  <id>http://solveig.org/blog/?2009/01/03/insectes-insolites</id>
  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>J'ai des papillons dans le ventre
Leurs ailes, légères et duveteuses, me caressent les tripes et les reins,
agitent des soupirs d'idées - déjà repliées.


J'ai des papillons dans le ventre
Battements incessants, loopings imprévisibles...
est-ce le bonheur qui donne la nausée ?


J'ai des papillons...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;J'ai des papillons dans le ventre&lt;br /&gt;
Leurs ailes, légères et duveteuses, me caressent les tripes et les reins,&lt;br /&gt;
agitent des soupirs d'idées - déjà repliées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai des papillons dans le ventre&lt;br /&gt;
Battements incessants, loopings imprévisibles...&lt;br /&gt;
est-ce le bonheur qui donne la nausée ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai des papillons dans le ventre&lt;br /&gt;
Mais depuis quand les papillons ont-ils des griffes, des serres ?!&lt;br /&gt;
Ils se battent, s'accouplent - inconscients de me déchirer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;J'ai des papillons dans le ventre&lt;br /&gt;
C'est fabuleux ou atroce, je ne sais pas ;&lt;br /&gt;
Mais ton souffle sur ma peau, je crois, les fera s'envoler.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;publié également &lt;a href=&quot;http://fr.wikipen.org/wiki/Insectes_insolites&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sur wikipen&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
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  <title>Cartes géographiques</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://solveig.org/blog/?2008/05/26/cartes-geographiques" />
  <issued>2008-05-26T23:31:15+02:00</issued>
  <modified>2008-05-26T23:31:15+02:00</modified>
  <id>http://solveig.org/blog/?2008/05/26/cartes-geographiques</id>
  <author><name>Solveig</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lorsque nous étions enfants, nous dessinions des cartes. Elles n'étaient pas copiées d'après un atlas, au contraire : nous inventions des lieux qui auraient dû exister ou dont nous aimions l'inexistance. Nous composions ces cartes avec le plus grand soin, y plaçant bien sûr un trésor marqué...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Lorsque nous étions enfants, nous dessinions des cartes. Elles n'étaient pas copiées d'après un atlas, au contraire&amp;nbsp;: nous inventions des lieux qui auraient dû exister ou dont nous aimions l'inexistance. Nous composions ces cartes avec le plus grand soin, y plaçant bien sûr un trésor marqué d'une croix rouge, mais surtout, nous répartissions déserts, falaises et jungles, sans oublier les fleuves et rivières sinuant depuis les montagnes jusqu'aux deltas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos crayons de couleurs déployaient leurs teintes parfois imprévues, et nous prenions garde à ce que le turquoise de la mer ne dépasse pas la côte. Ma soeur agrémentait ses cartes avec les animaux fantastiques marquant l'inexploré, parfois des indications dans un langage secret&amp;nbsp;; mon frère les peuplait de navires pirates et de dragons, sans considération pour le mélange des mythologies. Les miennes étaient plutôt des endroits idylliques avec fleurs et plages de sable fin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu'elles étaient finies, nous allumions une bougie et réclamions la présence d'un parent pour brûler le bord du papier, ce qui donnait un air de carte antique mystérieusement perdue et retrouvée, très à notre goût. Parfois nous ne maîtrisions pas le feu, et c'était une crise de larmes lorsque notre oeuvre disparaissait dans les flammes - mais nous recommencions, en améliorant le modèle bien sûr. Lorsque la bordure était carbonisée à notre gré, nous froissions en boule, plusieurs fois, pour obtenir un effet de parchemin. Nous poussions parfois le perfectionnisme jusqu'à les traîner dans la terre du jardin, afin qu'elles soient tâchées comme tout objet ayant vécu doit l'être. Puis nous les roulions et scellions à la cire, en apposant notre doigt en guise de sceau - l'empreinte digitale unique pour chaque personne nous fascinait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Étonnament, je ne me rappelle pas d'avoir cherché les trésors cachés dans nos cartes. Je crois que l'aventure était de créer ces mondes, les explorer eût été un sacrilège. Le merveilleux doit rester secret.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;publié également &lt;a href=&quot;http://fr.wikipen.org/wiki/Cartes_géographiques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sur wikipen&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
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